Historique

Village Malgache

Si la création officielle de l’association SEM date de 1995, c’est en 1989 que ses membres ont initié leurs actions sur la Grande Ile : alors qu’un violent cyclone venait de ravager les récoltes, les habitations et surtout l’école du village d’Ambodirafia, sur la côte Sud-est du pays, Albert et Dety Lammert, tous deux très attachés à cette région, ont proposé leur aide et demandé aux habitants ce qui leur semblait le plus urgent. A l’unanimité, les habitants du village ont répondu : « l’urgence est une chose mais sans école nos enfants n’ont aucun espoir de voir leur situation s’améliorer un jour ». Un premier repas malgache a donc servi à réhabiliter et à soutenir l’école d’Ambodirafia.

Depuis, cet acte fondateur reste emblématique de l’état d’esprit de SEM et de ses membres : écouter et respecter les demandes locales et prendre le parti du développement durable. Ciblant d’abord ses actions sur la scolarité des enfants, SEM a progressivement élargi son appui à d’autres domaines, s’adaptant à la fois aux demandes formulées par les habitants et aux opportunités de partenariat qui se sont présentées.

Elle entretient aujourd’hui un important volet sanitaire qui se traduit notamment par la réalisation annuelle d’une quinzaine d’adductions d’eau potable, la construction de latrines scolaires et le lancement depuis 2007 d’une campagne approfondie d’éducation sanitaire et de promotion de l’assainissement familial dans sa zone d’intervention, grâce à la formation et au suivi d’animateurs compétents au sein de son partenaire Fanilo.

Enfants au village

La naissance de SEM et son évolution sont étroitement liées à la passion d’un homme, Albert Lammert, et à celle des membres fondateurs et bénévoles de l’association qui, depuis 1989, effectuent de nombreux séjours en brousse sur le site des projets.

Issu d’une famille d’agriculteurs alsaciens, Mr Lammert découvre Madagascar en 1966, effectuant son service national en tant que professeur de français dans un collège de Mananjary, sur la côte Est du pays. Au terme d’un contrat de deux ans, il décide de prolonger son séjour et passera ensuite quatre ans aux côtés des paysans locaux, partageant leur mode de vie et maîtrisant bientôt la langue malgache ainsi que les deux dialectes parlés sur cette partie de la côte Est.

Sillonnant la brousse, il accompagne de nombreux villages dans la mise en œuvre de leurs projets et s’attache à promouvoir des technologies adaptées et peu coûteuses destinées à améliorer les conditions de vie des populations : désenclavement grâce au tracé ou à la réfection de pistes rurales, construction de barrages de retenue collinaire, amélioration des cultures rizicoles, traction animale, adductions d’eau potable, etc.

Fontaine-lavoir

Il rentre en Alsace en 1973 accompagné de sa femme Bernadette, originaire du village d’Ambodirafia (sur la côte Est, district de Nosy Varika) et confirme sa vocation en entamant une formation puis une carrière d’assistant social dans la région de Mulhouse. Mais la création de SEM montre ensuite que son attachement à cette région de Madagascar et à cette population qu’il a appris à connaître et à respecter profondément sont encore loin d’avoir porté tous leurs fruits…